L'implantation de l'habitat et son évolution

L’analyse des données chrono-stratigraphiques fournies par l’ensemble des sondages montre que la zone d’occupation du Néolithique Moyen et celle du Néolithique Récent ne se recouvrent pas exactement : l’une et l’autre sont bien attestées près du sommet du site, mais la première descend jusqu’à la périphérie sud/sud-est (la plus proche du lac), tandis que la seconde s’étend au contraire vers le nord/nord-est (à l’intérieur des terres). On en a d’abord conclu que les premiers occupants s’étaient installés au sommet de l’éminence et sur la rive du lac mais que, plus tard, leurs descendants délaissèrent la bande côtière au profit de la zone intérieure, plus stable.

Cependant, plusieurs éléments suggèrent une autre hypothèse. On a en effet observé, dans le sondage central (C1), qu’une couche d’argile stérile s’intercale entre les deux grandes phases d’occupation. Cela suggère que la première fut suivie d’une phase d’abandon – comme semble du reste le confirmer l’écart de quatre siècles qui sépare les datations absolues de ces deux phases. Or si cette couche correspond bien à un dépôt lacustre, elle devait être également présente dans les autres sondages.

 

En la modélisant, on constate qu’il devrait normalement subsister, au-dessus de cette couche, des lambeaux de niveaux d’occupation du Néolithique Récent dans plusieurs sondages situés à la périphérie sud du site. Cela tendrait à prouver que cette zone continuait alors d’être occupée, peut-être de façon plus lâche et irrégulière qu’au Néolithique Moyen.

 

Dans cette hypothèse, l’absence de traces d’occupation du Néolithique Récent dans les sondages situés à la périphérie sud du site pourrait être due à des facteurs naturels (érosion) et/ou anthropiques (travaux agricoles et autres) pendant les phases de bas niveau lacustre.

 

 

 

Sovjan
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